mardi 9 septembre 2014
Manuel Valls appelle les députés PS frondeurs à «la responsabilité»
Les contestataires de la ligne économique du gouvernement devraient observerune « abstention collective » lors du votede confiance le 16 septembre prochain.
L'épreuve de force, encore. Pour la quatrième fois depuis son arrivée à Matignon, Manuel Valls s'apprête à affronter dans l'Hémicycle les frondeurs du PS qui s'opposent à sa ligne économique. La perspective ne semble pas l'inquiéter outre mesure, si ce n'est pour l'image que ces joutes permanentes renvoient à l'opinion publique: celle d'une majorité brinquebalante qui ne parvient pas à se souder face aux difficultés du pays. D'autant que ce vote intervient dans la pire des rentrées parlementaires, sur fond de polémiques au sujet du livre de Valérie Trierweiler, l'ex-compagne de François Hollande, d'imbroglio sur le calendrier budgétaire et d'exfiltration d'un ancien secrétaire d'État au Commerce du groupe des députés PS vers les non-inscrits.
Devant les députés réunis à huis clos, mardi, avant la reprise des travaux, le premier ministre a une nouvelle fois tenté de rappeler à l'ordre les récalcitrants, quitte à dramatiser l'enjeu sur ce qu'il a appelé le «vote d'existence» du 16 septembre. «La question n'est plus: “la gauche peut-elle gouverner dans la durée?” mais “sommes-nous capables de gouverner?” François Hollande est le deuxième président socialiste de la Ve République. Voilà ce qui se joue», leur a lancé Manuel Valls en les appelant à «la responsabilité». «On peut discuter des heures sur la politique économique ou la loi Duflot, mais est-ce ça qui fonde des différences entre nous et amène à ne pas donner la confiance à un gouvernement socialiste?»
Un peu plus tôt, une quarantaine de députés socialistes «frondeurs» - même s'ils récusent le terme - s'étaient réunis pour décider de leur position lors du vote de confiance de mardi prochain.
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