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Pas Cher Plusieurs compagnies de CRS de province se sont mises en «arrêt maladie» pour manifester leur mécontentement face aux effets du plan Vigipirate qui les épuise. Les syndicats dénoncent un malaise bien plus étendu.
Comme tous les policiers, les CRS n'ont pas le droit de grève. Mais ils peuvent se faire porter pâle
Un mal étrange a donc frappé en même temps les effectifs de compagnies de province, à Toulouse, Lyon, Nancy et même Charleville-Mézières. En cause: la surcharge de travail dont souffriraient ces professionnels de la sécurité. Ils se disent «épuisés» par les effets du plan Vigipirate qui leur impose de longues gardes statiques devant des lieux menacés sur tout le territoire, bâtiments publics, synagogues, représentations diplomatiques, entreprises de presse.
Ces mesures de vigilance avaient été décidées au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris. Mais quatre mois, jour pour jour, après l'attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo, TN Pas
Cher la lune de miel sécuritaire entre le gouvernement, sa police et l'opinion connaît sa première crise sérieuse. «La vie reprend ses droits», commente Nicolas Comte, au syndicat Unité-SGP-FO, majoritaire chez les CRS.
Selon lui, «le plan Vigipirate renforcé est venu s'ajouter à une année 2014 déjà très dense en missions de tous types, notamment après les opérations de maintien de l'ordre au barrage de Sivens (Tarn)».
Un ras-le-bol
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Requin Un gradé des CRS se confie au Figaro: «Ce travail à flux tendu est épouvantable. Les hommes enquillent les missions sans prendre suffisamment de repos, ils n'ont plus aucune visibilité sur leur emploi du temps, doivent renoncer à des congés, des formations, et lorsqu'ils les prennent, ceux qui restent en service se retrouvent la tête sous l'eau. Et tout ça pour 30 euros.
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