jeudi 16 octobre 2014

Le ralentissement mondial hante les marchés financiers

Après un vent de panique dans la matinée, les marchés se sont ressaisis après l’ouverture de Wall Street. Le CAC 40 a abandonné 0,54 % à 3 918,62 points. Le pire a finalement été évité. Les marchés européens qui ont connu un vrai mouvement de panique hier matin (le CAC 40 cédant jusqu’à 4 %) ont finalement retrouvé leurs esprits après l’ouverture de Wall Street. À Paris, le CAC 40 a abandonné 0,54 % à 3 918,62 points. Depuis le début du mois d’octobre, l’indice a tout de même perdu 11,2 %. Fragilisées par la hausse des taux de leurs emprunts d’État, les places du sud de l’Europe ont en revanche accusé le coup, Madrid plongeant de 1,72 %, Milan de 1,21 % et Athènes de 2,22 %. La Bourse de New York résistait plutôt bien. À mi-séance, le Dow Jones cédait 0,31 % et le Nasdaq 0,59 %. Les nouvelles américaines du jour, il est vrai, étaient plutôt rassurantes, les inscriptions hebdomadaires au chômage ayant chuté (tombant au plus bas depuis quatorze ans). Une inquiétude palpable Quoi qu’il en soit, l’inquiétude a gagné les dirigeants européens. Angela Merkel a rappelé que la crise n’était pas surmontée. Interrogé à son arrivée jeudi à Milan, François Hollande juge que la chute des marchés est imputable à «la stagnation» européenne. Quant à Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, il assure qu’il n’est «pas encore» inquiet, mais il est clairement vigilant. L’inquiétude des investisseurs est palpable. À preuve, la très forte volatilité. L’indice de la peur a d’ailleurs retrouvé ses niveaux de 2011, au plus fort de la crise des dettes souveraines. Les secousses de ces derniers jours ne sont pas comparables. Le phénomène est plus diffus et tient surtout à l’accumulation de nombreux facteurs inquiétants, qui finissent par faire boule de neige. «La situation actuelle est une mécanique autoentretenue par les marchés eux-mêmes. Une contagion s’opère d’une classe d’actifs à l’autre», analyse Fabien.

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